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 Un chemin vers la liberté [ Jean Francois Pignon ]

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Myriam
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MessageSujet: Un chemin vers la liberté [ Jean Francois Pignon ]   Dim 11 Oct - 21:18

Dresser pour Jouer



A – Le dressage du Dresseur

    - Calme
    - Fermeté et Justesse
    - Amour


Le calme, c’est le minimum.
La fermeté, pour se faire obéir.
La justesse, pour construire une bonne relation.
L’amour, pour obtenir facilement chacun des points précédents.

Jean François : « Et voilà toute ma méthode résumée en quatre mots !
Le dresseur n’est pas un cheval : un cheval de dresse pas ses congénères. Observez un combat dans un troupeau : vous sentez-vous d’attaque pour un combat d’égal à égal ? Le dresseur n’est pas un prédateur : un prédateur ne dresse pas ses proies non plus !
Le dresseur est un homme : il domine naturellement les animaux, une simple brindille suffit pour se faire obéir d’un cheval. »


    1) Le calme


Sans le calme, impossible de calmer un cheval. Le cheval est une éponge à émotions. Pour lui paraître fort et rassurant, il faut être calme au plus profond de soi. Quand on serre les dents, le cheval le ressent. En bref, le calme est le pilier du dresseur. On ne peut jamais être trop calme.

Sylvie Pignon : « Admettons que j’ai passé une très mauvaise journée, je suis stressée, énervée, même m’occuper de mon cheval ne m’apaise pas. Qu’est ce que je fais, je rentre chez moi ?? »
Jean François Pignon : « Il faut trouver un moyen de se calmer ( faire les boxes, brosser son cheval, appeler une copine, partir en ballade…). Si ce n’est vraiment pas possible, il vaut mieux laisser tomber, car la journée risque de se finir encore plus mal, avec une séance de travail ratée ou complètement inefficace… Pour moi, on peut s’entrainer à tout : la concentration, le calme, la réactivité et même l’amour, c’est une question de temps et de motivation. Imaginez vous faire marcher sur le pied et prendre en même temps un coup de tête de votre cher équidé : seriez vous capable de rester calme ? C’est possible et cela se travaille. »

Attention ! Le calme n’est pas synonyme de mollesse.


    2) La fermeté et la Justesse


La fermeté, alliée au calme, va permettre d’instaurer son autorité et d’obtenir le respect de son cheval. A l’inverse, le manque de fermeté va entrainer de la nonchalance, de l’impertinence et un manque de concentration.

La fermeté sans calme et sans justesse devient de la brutalité.

Il faut être juste, sinon le cheval va craindre son dresseur, la crainte entrainant presque toujours la tentative de fuite, des défenses, et pire, des blocages.

Il faut cimenter ces qualités, et se donner le calme absolu pour objectif. Ainsi il est possible de commencer à travailler. Le plus difficile ensuite est d’être capable de doser ses interventions et de les adapter à la réceptivité du cheval. Un cheval insolent peut basculer dans la crainte en un quart de seconde. Il faut adapter ses aides à chaque instant. Pour apprendre il faut tester, et surtout ne pas s’énerver.


. Le confort et l’inconfort

Qu’est ce que le confort pour le cheval ?? L’arrêt de la demande bien sur, mais plus que ca, l’arrêt de toute activité de son dresseur. Même le regard ne doit plus agir. Lorsque le cheval sent son dresseur décontracté, il s’apaise.
Qu’est ce que l’inconfort pour le cheval ?? Une gène qui doit s’intensifier jusqu’à la réactivité. Ce n’est pas une punition. L’inconfort d’un cheval très sensible sera un regard appuyé, celui d’un cheval moins réactif sera le stic.


    3) L’amour


Il faut avoir la fermeté que l’on impose par amour, avec bienveillance, comme pour punir son enfant par exemple. Aimer son cheval permet de pouvoir le reprendre sans agacement.

C’est très facile d’aimer un cheval quand tout ce passe bien. La ou l’exercice devient délicat, c’est quand les difficultés apparaissent.

Quand on aime, on enseigne mieux, on est plus juste.

Voici l’état dans lequel vous devez aborder votre cheval, et qui vous permettra de l’avoir décontracté ( il faut que le cheval soit décontracté – si vous êtes décontractés, il le sera). Si votre cheval est tendu, vous ne pouvez rien lui apprendre et encore moins jouer avec lui. C’est loin d’être un scoop, mais la décontraction est le point capital. A chaque fois que votre cheval se tend, il se ferme à vous, c’est automatique.


    4) Les aides de la liberté


    - Le déplacement
    - Le stic ( si le cheval ne réagit pas)
    - La longe ( si le cheval ne comprend pas)


Toutes les aides sont à utiliser crescendo, à la recherche de la réactivité. Mais elles doivent cesser immédiatement à la moindre réponse du cheval. Quand le stic n’agit pas, il est inactif le long du corps ou vers le sol.

- La voix ( en option)
Il faut choisir un mot pour ce qui est bien, et un autre pour indiquer ce qui est mal – des mots brefs et différents dans l’intonation. Evitez : « Eh alors ?! Papa n’est pas content du tout ! ». Plus tard vous choisirez un mot pour chaque action souhaitée ( le assis, le coucher, reculer, etc.)

- Le regard
Il doit se porter naturellement la ou l’on veut l’action. Evitez de regarder votre cheval dans les yeux, c’est intimidant pour certains d’entre eux, et cela parasite le langage corporel.


. La règle de trois

Cette règle doit être appliquée pour tous les exercices durant lesquels on rencontre un blocage.

On répète sa demande trois fois maximum, à la recherche de la moindre progression. Dès qu’on obtient la réponse attendue, on cesse l’exercice pour quelques minutes au moins. Si l’exercice stagne on ne progresse pas au bout de trois essais, modifiez votre façon de demander. Il vous manque peut être de la fermeté, du calme, de l’énergie, du crescendo, de la technique, bref, une multitude de détails. L’ambiance et la sensation sont capitales pour analyser le problème.




Le but de ces séances est d’amener le cheval à suivre son dresseur, d’amorcer le jeu, en liberté totale et en seulement quelques jours. Ensuite, vous vous apercevrez que d’autres problèmes liés au manque de confiance de votre cheval, ou a votre manque d’autorité, se trouveront grandement améliorés.
Ne brulez pas les étales, car le premier exercice servira à aborder le deuxième et le deuxième servira au troisième, etc.

Avant d’exiger quoi que ce soit d’un cheval, il faut faire connaissance : le cheval doit être à l’écoute et sans crainte. Touchez le cheval avec la longe, les mains ou le stic. Pour cela caressez le partout y compris sur les oreilles et la croupe ; prenez lui les pieds, car il faut que le cheval accepte toutes les manipulations avec décontraction. Pour lui, la main et le stic doivent pouvoir à la fois caresser, indiquer ou donner de l’inconfort.
Les attitudes du cheval


Comment reconnaitre un cheval… décontracté ??
-> L’encolure se baisse, il mâche, il se détend, il soupire.
Comment reconnaitre un cheval… contracté ??
-> A l’opposé, c’est un cheval étriqué dans ses mouvements, raide, craintif.
Comment reconnaitre un cheval… attentif ??
-> Le cheval peut tout à fait regarder autre chose et être très attentif, cela est propre à sa nature de proie. Pour vérifier son attention amorcez un mouvement : s’il se déplace en même temps que vous et se fixe sur votre déplacement, il est concentré ; s’il bouge lorsque vous êtes arrêté, il manque de concentration.

    La position des oreilles


Oreilles pointées très fort en avant :
-> Attention extrême, inquiétude.
Oreilles en avant :
-> Concentration sur quelque chose d’agréable, comme la nourriture ou un congénère.
Oreilles légèrement en arrière :
-> Décontraction, repos, indifférence.
Oreilles en avant et en arrière :
-> Ecoute et attention
Oreilles en arrière mais pas plaquées :
-> Position du jeu et de combat entre congénères. Lorsqu’on stoppe le jeu les oreilles se redressent.
Oreilles plaquées en arrière :
-> Agressivité, attaque, position de combat.

Jean François : « On me demande souvent : «  Pourquoi vos chevaux ont l’air si agressif, ils ont les oreilles en arrière lorsqu’ils jouent avec vous ?? » Et je suis toujours étonné, car ils ont la position normale du jeu. S’ils avaient les oreilles en avant, cela signifierait qu’ils sont inquiet, tout le contraire e ce que je veux ! Par contre dès que le jeu cesse, les oreilles se replacent dans leur position initiale, très légèrement en arrière. »


Comment reconnaitre un cheval… apeuré ??
    -> Il y a différents degrés de peur.
    Une simple inquiétude se manifeste par une tension générale, les oreilles pointées en avant, la tête haute ou fixée sur son dresseur ( si l’inquiétude découle d’une incompréhension).
    Le deuxième degré se caractérise par des mouvements, prémices à la fuite : mouvements de tête, ronflement, écarts, sursauts.
    Le troisième degré est la fuite, souvent irraisonnée. Si on l’en empêche, toutes les réactions de panique, donc dangereuses, sont possibles, comme se cabrer ou se jeter sur son dresseur par exemple.
    En règle générale, la peur empêche toute réflexion chez le cheval qui préfère alors se laisser envahir par son instinct.


Comment reconnaitre un cheval… impertinent ??
    -> Il est irrespectueux, vous bouscule, vous marche sur les pieds. Il est inattentif, secoue la tête, il est nonchalant, il est très vite agacé par la moindre exigence du dresseur, et un cheval agacé finit presque toujours par être agressif.


Sylvie : «  Comment différencier la peur de l’impertinence ?? »
Jean François : «  Très souvent la crainte déclenche la rébellion qui permet au cheval de nous tester au passage. Il essai de nous impressionner… C’est dans ces moments-là qu’il faut être sur de soi sans user d’abus de pouvoir pour autant – abus de pouvoir qui serait déclenché par nos émotions. Il n’est pas rare de voir quelqu’un agir trop en se disant qu’il ne va pas se laisser faire. J’entend aussi souvent : « Il se moque de moi, il me prend pour un imbécile. », etc. Ce n’est pas la vérité. Un cheval ne réagit pas ainsi, il n’agit pas dans le but d’embêter son maître ! »



Comment reconnaitre un cheval… agressif ??
    -> C’est la conséquence de l’impertinence. Le cheval est agacé, il tape du pied, il essaie de mordiller ou bien il mord. Les oreilles sont plaquées en arrière, il peut se cabrer face à son dresseur, et dans des cas extrêmes, boxer et attaquer. Il peut aussi taper avec les postérieurs selon l’exercice demandé.


« Je dis souvent que la liberté est une discipline n’exigeant aucune pratique équestre, mais je pense qu’il serait formidable que tous les dresseurs en herbe passent un peu de temps dans la simple contemplation. Il y a tant à apprendre du comportement de quelques chevaux au pré ! L’observation ne coûte pas cher et constitue sûrement la meilleure base du travail. »


Dernière édition par Myriam le Dim 11 Oct - 22:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un chemin vers la liberté [ Jean Francois Pignon ]   Dim 11 Oct - 21:46

B – L’exercice du respect et de la concentration


On commence par exiger l’immobilité. Ensuite, on marche normalement et dès que l’on s’arrête, le cheval doit s’arrêter complètement. On ne doit donner aucun autre signe que celui de l’arrêt ( pas de haussement d’épaules ni de pieds qui tapent le sol). C’est toujours l’homme qui décide de repartir, et on ne doit pas tolérer le moindre petit pas, sauf de recul. Si le cheval avance trop sur nous, on ne bouge pas, on le fait reculer.
Comment faire ?? Lorsqu’on s’arrête et que son cheval continue d’avancer, on vient le toucher avec la cravache sur le nez, et si cela ne suffit pas, on augmente l’inconfort du stic dans un tempo régulier.

Sylvie : « Pourquoi toucher le nez , c’est tellement sensible chez le cheval ?? »
Jean François : « Oui, justement, on peut vraiment doser le coup, et le cheval contrôle avec le nez, un peu comme si c’était sa main. »

La longe est dans la main gauche, le stic dans la prolongation de la main droite. La longe se détend dès que possible, le but du jeu étant de l’enlever dans quelques jours… Quand on touche le cheval, on reste immobile quoi qu’il fasse.

« Dans tous les stages, je répète sans arrêt la même phrase : « Ne recule pas face au cheval ! » et parfois aussi : « N’avance pas sur le cheval ! ». Le plus ennuyeux, c’est que la plupart des stagiaires ne s’aperçoivent pas de leurs mouvements… Dans le doute, faîtes-vous aider par un observateur. Il faut être patient même si le progrès semble ridicule, et très exigeant si l’exercice stagne. Ne tapez pas en permanence, vous prenez le risque d’agacer votre cheval et de le rendre agressif. Le stic bien utilisé, c’est à dire avec justesse, sensibilise le cheval, au point que dans un second temps, il obéira à sa vue, jusqu’à ce que le stic devienne inutile. Bien sur, on le gardera à portée de main pour pouvoir agir vite en cas de besoin ».





Sylvie : « Pendant cette première leçon je ne t’ai pas vu caresser une seule fois… »
Jean François : « Non, car mon cheval n’était pas concentré, la caresse n’aurait servit qu’à amplifier son manque d’attention. Avec un cheval timide, dans la crainte, j’aurai surement caressé plus pour rassurer. La première récompense donnée à un cheval qu’on travaille, c’est de cesser l’exercice. Pendant un exercice, je caresse le cheval, pour lui, pas pour mon plaisir ! Si je ressens le besoin sensuel de toucher mon cheval, j’ai tout le loisir de le faire en dehors des séances… »

La récompense du cheval est l’inactivité du dresseur.

Sylvie : « Et les sucres, carottes et bonbons ?? »
Jean François : « Je n’en donne jamais à mes chevaux. Mais si vous voulez vraiment en donner, c’est avant ou après le travail. Si le cheval associe le sucre au travail, il ne travaillera pas par respect et par obéissance, mais par faim et gourmandise. Chez le cheval, la gourmandise disparaît à la moindre contrariété : si on le sépare de ses copains ou s’il travaille en dehors de chez lui par exemple. Pour moi, la friandise vient parasiter le dressage, je préfère une relation sans intermédiaires. Et il n’est jamais trop tard pour arrêter. Les chevaux ont tendance à devenir mordant aussi. Un jour j’ai essayé avec Gazelle. J’avais une sacoche remplie de sucres, et je voulais voir si elle travaillais mieux comme ca. Tout de suite j’ai remarqué qu’elle ne me regardait plus moi, mais la sacoche… J’ai arrêté immédiatement. »
Sylvie : « Quand je travaille mon cheval, notamment su je ne suis pas chez moi, il hennit pour appeler les autres, est ce du manque de concentration ou de l’impertinence ?? »
Jean François : « Pas du tout ! C’est un cheval qui communique avec les chevaux et cela ne me dérange pas s’il est attentif. Si je me déplace et qu’il est réactif, ses hennissements ne perturbent pas la séance. Contrairement aux hommes, le cheval a la faculté naturelle d’accomplir plusieurs actions en même temps, car il est capital pour lui, tout en satisfaisant ses besoins vitaux, de rester connecté en permanence avec son environnement. »
Sylvie : « Et s’il vient me sentir ?? »
Jean François : « En effet, en changeant de méthode avec lui, en étant plus carré et exigeant, on le déstabilise. Il veut vérifier si ce dresseur sûr de lui fait semblant ou a vraiment changé. S’il vient juste sentir, je ne bronche pas, car c’est une manière pour lui de se rassurer. Si en venant vous sentir, il se permet de vous toucher et de légèrement vous pousser, il faut le remettre en arrière pour répondre à sa question : « Changes-tu vraiment ?? Deviens-tu fort ?? » Si on le laisse pousser, même doucement, on est plus crédible.


    En résumé


Etre calme, ferme, juste, dans l’amour.
Pas de sucrerie pendant le travail.
Pas de jeux avant le respect.
Le respect, toujours quoi qu’il arrive.
Pas de caresses pour apprendre le respect.
Quand on touche avec le stic on le remet vite en place, neutre, orienté vers le bas.
On ne se déplace pas quand on veut l’immobilité d’un cheval.
On ne se déplace pas quand on réprimande.
En toute chose on cherche la décontraction.


Sylvie : « Comment savoir si l’on peut passer d’un exercice à un autre ?? »
Jean François : « Quand votre cheval fait plusieurs fois un exercice sans que vous ayez besoin d’intervenir. Toutefois il faut savoir prendre son temps. Lorsque l’exercice est maîtrisé en profondeur, on gagne vraiment du temps et de la sécurité pour la suite du travail. »
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MessageSujet: Re: Un chemin vers la liberté [ Jean Francois Pignon ]   Dim 11 Oct - 21:56

C – L’exercice du Droite/Gauche


Pour commencer, on se positionne face au cheval, toujours au licol, longe détendue dans la main gauche, stic dans la main droite pour les droitiers, quelque soit le côté travaillé. On part vers le franc gauche du cheval par exemple, en décrivant un arc de cercle. Les postérieurs doivent faire pivot, les antérieurs se déplacent vers sa gauche jusqu’à apparition de son flanc droit pour le cavalier. Cet exercice doit être fait des deux côtés.

Le But : Avoir face à soi un cheval extrêmement concentré, qui réagit au moindre déplacement de son dresseur. Cet exercice apprend au cheval à venir sur l’inconfort, particularité de cette méthode souvent déroutante pour les cavaliers. Cet exercice est à la base du déplacement en liberté et des premiers pas vers le jeu.

L’apprentissage : C’est sans doute l’exercice le plus compliqué à comprendre et à apprendre, mais c’est aussi le plus constructif.

Première étape : Le travail sur le flanc gauche.
Faites quelques pas en arc de cercle, sans tirer sur la longe, en regardant le flanc du cheval. S’il ne bouge pas, touchez crescendo à l’aide du stic au niveau du grasset, jusqu’à réactivité en se mettant dans l’axe face à nous. S’il veut fuir en avant bloquez-le immédiatement et fermement à l’aide de la longe. Détendez à nouveau et aussitôt qu’il s’est arrêté, afin de donner du confort.

Dès que le cheval suit le déplacement circulaire du cavalier, en pivotant de préférence sur les postérieurs, on accorde du confort par un temps de pause. Le but est que le cheval s’exécute sans cravache, en suivant uniquement votre déplacement. Dès qu’il s’exécute trois fois du suite sans stic, on peut passer à l’étape suivante.
Parfois, le cheval exécute correctement l’exercice sans qu’on ai besoin de passer à la seconde étape : il déplace son avant main de manière à montrer son flanc opposé, ce qui signifie que sa tête et ses épaules passent devant nous.





Deuxième étape : A enchainer sur le mouvement de la première.
Il faut tenir le cheval au niveau du mousqueton pour contrôler son avant main, et l’amener sur l’inconfort du stic qui agit maintenant au niveau de l’épaule : amenez le vers la cravache avec un mouvement du bras ample et circulaire. Continuez vos actions c’est à dire les déplacements circulaires autour des postérieurs ( qui font pivot) et le stic sur l’épaule. Toutes les aides doivent agir crescendo, qu’il s’agisse du déplacement, de la main sur la longe ou de l’action du stic. Dès que le cheval passe la « ligne A » ( voir schéma ), toutes les aides cessent à la seconde. Vous devez être complètement décontracté pour que le cheval puisse apprécier pleinement la pause, qui fait office de récompense.
Il est important de trouver la bonne trajectoire. Si l’arc de cercle est trop fermé =, le cheval doit accomplir beaucoup d’efforts pour pouvoir exécuter l’exercice, au risque de provoquer incompréhension et dégout. Si l’arc de cercle est trop ouvert, vous l’incitez involontairement à avancer et il vous coupera la trajectoire, bloquant votre déplacement et vous envahissant. Dans ce cas la, n’hésitez pas à le toucher sur le nez, comme dans l’exercice du respect, pour le remettre en arrière.
La plupart des problèmes rencontrés lors de cet exercice délicat sont dus au manque de dynamisme, de fermeté et de décontraction du cavalier.

Même exercice du côté droit.

Le cheval, comme son dresseur, est plus à l’aise d’un côté que de l’autre ? Comme dans l’équitation classique, on travaillera davantage le côté ou le cheval se sent le moins à l’aise.

Il ne faut jamais hésiter à revenir en arrière s le cheval doute.

Sylvie : « J’ai peur de le lasser par la répétition des exercices. Combien de temps doivent durer les séances ?? »
Jean François : « Plus on travaille, plus le cheval apprend vite. Si on veut travailler pendant quatre heures, ce n’est pas un problème. Beaucoup de gens ne peuvent s’occuper de leur cheval que durant le week end. Il progresseront aussi et arriveront aux mêmes résultats que quelqu’un qui travaille tous les jours, mais ce sera un peu plus long. Pour diversifier, on peut travailler à pied avant de monter, ou après, ou encore en remplacement d’une séance montée.


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MessageSujet: Re: Un chemin vers la liberté [ Jean Francois Pignon ]   Dim 11 Oct - 22:00

D – Mise en avant

Le but de l’exercice : On veut que le cheval vienne vers nous, aidé, dans un premier temps d’un licol et d’une longe.

Comment faire ?? On créé un espace entre soi et le cheval, pas trop distant afin de pouvoir le toucher avec le stic sur l’épaule.

Sylvie : « Si mon cheval ne laisse pas d’écart et me rejoins à chaque fois, c’est qu’il est déjà dressé ! Il est tellement proche de moi qu’il ne veut pas me laisser. »
Jean François : « Dans ce cas, indiquez lui que vous travaillez en plaçant votre main devant en signe de stop et accompagnez votre geste d’un « Chut ! ». Vous devez dresser votre cheval à se rapprocher, car le jour ou l’écart se creusera et ou le licol sera enlevé, il n’est pas sur qu’il vienne encore vers vous. »

Pour qu’il vienne, tapotez sur l’épaule avec le stic, très doucement puis plus fort, jusqu’à ce qu’il commence un mouvement en avant, même infime. Stoppez immédiatement l’action du stic dès l’effort accomplit. S’il ne comprend pas, tendez la longe. Ce n’est pas grave si le cheval part un peu sur le côté ? Dans ce cas là, servez vous de l’exercice du Droite/Gauche pour le remettre dans l’axe. Ne vous remettez pas vous même dans l’axe, laissez le cheval s’acquitter de l’effort.

Sylvie : « A chaque séance tu retravaille tes exercices de base ?? »
Jean François : « Oui, pour les chevaux en cours d’apprentissage et à chaque fois que je sens le cheval dans le doute, inattentif, ou que j’aborde quelque chose de difficile. J’adapte alors le choix de l’exercice au problème rencontré : s’il manque de concentration par exemple, je fais le Droite/Gauche. »
Sylvie : « Si mon cheval recule au lieu d’avancer ?? »
Jean François : « Dans la mesure du possible, ne l’accompagnez pas en avançant sur lui, mais il faut quand même qu’il reste à portée de stic. Tendez la longe et augmentez les coups de stic en intensité et en force jusqu’à ce qu’il cesse de reculer et amorce un mouvement en avant. S’il n’avance que de dix centimètres, on considère que l’exercice est suffisamment bien réalisé.

Continuez jusqu’à ce que le cheval réagisse et avance à la vue du stic.

Lorsque l’exercice est bien compris, reculez doucement et continuellement. De temps en temps, accélérez de manière à provoquer un espace que le cheval doit alors combler en accélérant à son tour et à la vue du stic qui s’approche de l’épaule. S’il est mou touchez le crescendo sur l’apaule. Quand le cheval accélère, baissez la cravache, ralentissez, c’est sa récompense. Lorsque le cheval accélère au pas, à la vue du stic, vous pouvez passer au trot. Il faut être patient dans cet exercice (comme dans tout le dressage), sinon le cheval risque de travailler dans la contraction et vous serez obligé de revenir en arrière ou de forcer. De plus sans décontraction, il travaillera sans plaisir.

« Il faut être patient même si le progrès semble ridicule, et très exigeant si l’exercice stagne. »

Ne tapez pas en permanence au risque d’agacer votre cheval, revenez à l’utilisation de la longe.

Remettez-vous dans le sens de la marche dès que l’exercice est acquis. Ce changement de position ne se fera que si le cheval a bien compris le Droite/Gauche et la mise en avant.

« Ce n’est pas parce qu’on demande à son cheval de venir qu’il doit vous écraser. Vous devez toujours imposer le respect. Si lors de la mise en avant, votre cheval vient vous toucher, remettez le un pas en arrière par l’exercice du respect. »




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